Après avoir été criminalisée ou considérée comme maladie mentale pendant des siècles – ce n’est qu’en 1990 que l’Organisation mondiale de la santé la supprime de la liste des maladies mentales – l’homosexualité est de plus en plus acceptée par nos sociétés contemporaines et les droits des gays et des lesbiennes protégés par des lois anti-discrimination. Cette reconnaissance qui prend, dans un premier temps, la forme de reconnaissance légale du concubinage, d’union civile, de partenariat enregistré ou encore de pacte civil de solidarité, amène les homosexuels à revendiquer l’accès aux mêmes droits que les hétérosexuels parmi lesquels ceux de se marier et d’adopter à deux. Il s’agit notamment pour eux de pouvoir répondre au problème de la transmission de leurs biens au compagnon survivant et de donner deux parents à l’enfant adopté légalement par l’un des deux.

Le vote par l’Assemblée nationale française de la loi portée par la ministre de la justice, Christiane Taubira et autorisant le mariage civil des personnes de même sexe et l’adoption par ces couples laissera un goût amer. La polémique déchire tant la classe politique que la société civile du 14ème pays à introduire ce droit dans son arsenal juridique. Plus qu’à un débat de société démocratique, on y assiste à une véritable foire d’empoigne, illustrée par des manifestations aux slogans et aux déclarations propres à galvaniser la haine de l’autre, par des affrontements avec les forces de l’ordre, par la montée des actes de brutalité à ll’encontre des gays, révélant le visage d’une France intolérante et violente sous l’emprise d’un catholicisme dangereusement identitaire.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *