Après l’échec de la tentative de coup d’Etat dans la nuit du 15 au 16 juillet par une partie de l’armée turque , à l’issue duquel 232 personnes auraient été tuées et 1400 blessées, la répression bat son plein : arrestations, suspensions, limogeages, instauration de l’état d’urgence pour une période de trois mois, délai de garde à vue portée à trente jours,…

La purge organisée par le président se met en place dès le lendemain du putsch manqué et pas moins de cinquante-cinq mille personnes sont concernées : enseignants, militaires, policiers, magistrats, journalistes.

Près de 300 militaires de la garde présidentielle, soit 10% de ce régiment, ont été mis aux arrêts, 7 543 militaires et magistrats ont été placés en garde à vue et près de 9 000 policiers, gendarmes et fonctionnaires démis.

La répression se poursuit donc dans le cadre d’un régime d’exception prévu pour trois mois mais pouvant être reconduit si la situation le rend nécessaire (la mesure avait précédemment duré 15 ans, de 1987 à 2002 dans les régions à majorité kurde). Cette mesure donne des pouvoirs élargis au gouvernement qui pourra légiférer sans passer par le Parlement…

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